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Depuis qu'il a quitté la présidence de l'UMP, Jean-François Copé se fait très discret sur la scène publique. En coulisses par contre, l'ancien homme fort de la droite française reste très attentif à ce qui se dit. Très critiqué depuis sa démission suite à l'affaire des fausses factures avec la société Bygmalion, l'homme politique français appelle volontiers chacun des membres du parti qui oserait critiquer publiquement sa gestion de l'UMP, indique dans sa dernière édition Le Journal du Dimanche. Il n'hésiterait pas à "assaisonner son interlocuteur", à "le menacer de représailles". Jean-François Copé aurait même menacé un élu du parti. "Il va y avoir du sang sur les murs", aurait-il fustigé.

Le député-maire de Meaux doit faire face à de nombreux reproches de certaines personnalités de l'UMP. Christian Estrosi, maire de Nice, a récemment lâché sur France 2 cette phrase assassine: "J'ai soutenu François Fillon pour m'opposer à Jean-François Copé parce que je savais que Jean-François Copé nous conduirait au désastre, à tout ce qui est sale, moche, et que nous avons connu à l'UMP." Estrosi avait également confié que Nicolas Sarkozy n'aurait pas dû faire confiance à l'homme politique. Nathalie Kosciusko-Morizet, de son côté, racontait récemment dans la presse française la guerre froide dans laquelle elle était engagée avec le président de la droite française de l'époque. La députée de l'Essonne avait insulté Copé d'un très classe: "T'es qu'une merde".

Sur sa page Facebook, Jean-François Copé était intervenu brièvement, début juillet, dénonçant "les règlements de compte personnels [qui] rendent l'UMP inaudible".

La droite française n'a pas fini de laver son linge sale en public, ou même en privé.