International Ce mardi, la Corée du Nord a annoncé qu'elle participerait "probablement" aux JO d'hiver qui se tiendront à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février ( Découvrez notre analyse ici).

Deux athlètes seulement sont qualifiés mais le pays a décidé d'envoyer chez ses voisins des dignitaires du régime, une équipe de taekwondo pour des démonstrations, des "journalistes", des supporters et notamment des cheerleaders, comme l'a annoncé le ministre sud-coréen de l'unification.

Ces dernières ont joué un rôle important sur la scène politique ces dernières années pour "réchauffer" les relations entre les deux ennemis et lisser l'image du pays à l'extérieur lors d'événements sportifs. Mais qui sont ces filles ?

Jeunes et jolies

Cette "armée de beautés", comme on les surnomme en Corée du Sud, est composée de filles pour la plupart âgées entre 20 et 25 ans, choisies sur la base du physique.

Elles peuvent être plus jeunes puisque Ri Sol-ju, l'épouse de Kim Jong-Un, avait seulement 16 ans lorsqu'elle a participé aux Jeux asiatiques en tant que pom-pom girl.

Elles sont souvent des centaines. En 2003, le régime en avait envoyé 303.

Dans le moule

Ces filles doivent être attirantes mais elles doivent suivre la bonne idéologie, celle du parti. Elles sont, en effet, choisies parmi les universités d'Etat, les membres des équipes de propagande ou encore parmi les étudiantes des écoles de musique du pays. L'histoire de la famille des postulantes est dans ce but scrupuleusement examinée.

Celles dont la famille est trop critique ou qui sont liées à quelqu'un qui a fait défection ne sont évidemment pas admises.

Des chorégraphies et des sourires

Devenues très populaires en 2004 et 2005, ces filles arborent des uniformes, des drapeaux et, évidemment, un large sourire pendant les compétitions auxquelles elles participent.


A ce propos, il n'y a pas que les cheerleaders qui sont utilisées pour faire le jeu du pouvoir. Des groupes de filles sont constitués pour interpréter des chansons de propagande.


Ou encore interpréter une chorégraphie sur le titre "Moskau" du groupe de disco Dschinghis Khan.


Pas le droit de parler

A leur retour, les cheerleaders n'ont pas le droit de parler de leur voyage sous peine de sanctions. Ainsi, en 2006, le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo évoquait l'histoire d'un citoyen nord-coréen qui avait fui en Chine pour dénoncer les entraves aux droits de l'homme dans le pays.

Selon ses dires, des pom-pom girls qui avaient parlé de leur expérience à l'étranger étaient détenues dans un camp.