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Donald Trump a reçu jeudi à la Maison Blanche le bras droit de Kim Jong Un, porteur d'une lettre personnelle du dirigeant nord-coréen, dans une nouvelle manifestation de la détente spectaculaire en vue d'un possible sommet historique entre les deux pays ennemis.

Le général Kim Yong Chol, en première ligne côté nord-coréen pour la préparation de ce tête-à-tête inédit prévu, s'il a lieu, le 12 juin à Singapour, est arrivé peu après 13H00 (17H00 GMT). Il a été accueilli par le secrétaire général de la présidence américaine, John Kelly, et les responsables du dossier nord-coréen au département d'Etat et à la CIA, Mark Lambert et Andrew Kim.

Donald Trump reçoit vendredi à la Maison Blanche le bras droit de Kim Jong Un, porteur d'une lettre personnelle du dirigeant nord-coréen, dans une nouvelle manifestation de la détente spectaculaire en vue d'un possible sommet historique entre les deux pays ennemis. Le général Kim Yong Chol, en première ligne côté nord-coréen pour la préparation de ce tête-à-tête inédit prévu, s'il a lieu, le 12 juin à Singapour, est arrivé peu après 13H00 (19H00 en Belgique). Il a été accueilli par le secrétaire général de la présidence américaine, John Kelly, et les responsables du dossier nord-coréen au département d'Etat et à la CIA, Mark Lambert et Andrew Kim.

Geste emblématique de l'importance donnée à sa venue par Washington, il a ensuite été introduit dans le Bureau ovale pour y rencontrer le président des Etats-Unis, avec la missive scellée de l'héritier de la dynastie des Kim qui règne depuis plus de 70 ans sur le nord de la péninsule coréenne.

Cette missive fait suite à la lettre ouverte de Donald Trump à Kim Jong Un, dans laquelle il annulait, la semaine dernière, la rencontre de Singapour en dénonçant "l'hostilité" de Pyongyang, tout en laissant la porte ouverte à une reprise du dialogue.

Le contenu de la lettre du numéro un nord-coréen, s'il est rendu public, sera particulièrement scruté. Va-t-il permettre de confirmer le regain d'optimisme des derniers jours, et rassurer les Américains sur la portée de la dénucléarisation à laquelle s'est engagé le dirigeant nord-coréen ? Et va-t-elle permettre de lever les derniers doutes sur le maintien du sommet de Singapour à la date initialement prévue ?

Washington réclame une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord et se dit prêt à apporter des garanties pour la "sécurité" du régime reclus, qui a toujours considéré son arsenal comme une sorte d'assurance-vie. Mais l'administration Trump n'entend faire de réelles concessions, notamment sur la levée des sanctions draconiennes imposées à Pyongyang après la multiplication d'essais nucléaires et balistiques, qu'une fois que la Corée du Nord se sera "débarrassée" de ses bombes atomiques.