International 32 ans après les faits, l'affaire du petit Grégory semble bel et bien rouverte.

Le 16 octobre 1984, le petit Grégory Villemin âgé de quatre ans est retrouvé mort dans la Vologne, une cordelette lui liant les jambes et les mains. Le jour même, le père de l'enfant reçoit un appel revendiquant l'assassinat, puis une lettre le lendemain sur laquelle était écrit: "J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre c**." En 32 années, jamais le(s) responsable(s) n'a(ont) été identifié(s), faisant de cette affaire l'une des plus grandes énigmes criminelles de l'histoire judiciaire française.

Tandis que le dossier semblait tomber progressivement dans l'oubli depuis quelques années maintenant, nos confrères de l'Est Républicain annoncent que les gendarmes de la SR de Dijon ont procédé, ce mercredi sur les coups de 8 heures, à l'interpellation d'un couple de septuagénaires habitant dans le secteur de Bruyères, dans les Vosges. Le nom de ce couple figure depuis déjà longtemps dans ce dossier vertigineux. Ces deux personnes ont été placées en garde à vue pour suspicion de complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d’empêcher un crime.

La justice aurait-elle découvert à qui appartenaient les empreintes génétiques présentes sur le courrier et qui demeuraient jusqu’ici mystérieuses ? Une chose est certaine, le couple ne sera pas seul face au juge d'instruction ce mercredi après-midi puisqu'une troisième, voire même une quatrième personne, auraient été arrêtées.