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L'accusation a officiellement requis mercredi une peine allant de neuf à onze de prison à l'encontre du djihadiste malien jugé par la CPI pour avoir détruit des mausolées à Tombouctou, lors du troisième jour de ce procès historique devant la Cour pénale internationale.

"Aujourd'hui, après deux jours d'audience et presque à la fin de ce procès, l'accusation requiert que la chambre veuille bien prononcer une peine qui reste dans cette fourchette de neuf à onze ans d'emprisonnement", a déclaré Gilles Dutertre, représentant de la procureure.

Accusation et défense avaient annoncé à l'ouverture du procès lundi qu'Ahmad Al Faqi Al Mahdi s'engageait à ne pas faire appel si la condamnation est équivalente à la peine requise. Cet accord ne lie pas les juges, qui peuvent décider d'une peine allant jusqu'à trente ans de détention.

L'accusé avait plaidé coupable lundi de la destruction en juin et juillet 2012 de neuf des mausolées et la porte de la mosquée Sidi Yahia, monuments classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Cette peine reflète un "équilibre juste et appréciable entre l'effet dissuasif qu'elle doit avoir et l'attitude" de l'accusé, selon M. Dutertre.

Jugement et peine le 27 septembre

La Cour pénale internationale (CPI) prononcera le 27 septembre son jugement et la peine à l'encontre du djihadiste malien accusé d'avoir détruit des mausolées de la cité historique de Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé mercredi le juge au terme d'un procès historique. "La chambre va maintenant se retirer et préparer son jugement. Jugement et peine seront prononcés simultanément", a déclaré le juge Raul Pangalangan, au terme du procès de seulement trois jours.