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Les autopsies effectuées au Brésil ont montré que les passagers et membres d'équipage dont les corps ont été retrouvés après l'accident du vol AF447 le 1er juin entre Rio et Paris "ne sont pas morts par noyade", ont annoncé vendredi les enquêteurs français.

Les causes de la chute de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé dans l'Océan atlantique en faisant 228 morts, restent encore indeterminées. D'après les autopsies réalisés par des médecins légistes locaux, auxquelles ont assisté des experts français, "ils ne sont pas morts par noyade", a affirmé le colonel Xavier Mulot, commandant à la gendarmerie des transports aériens (GTA), chargée de l'enquête judiciaire, lors d'un point presse près de Paris.

Au total, 50 corps ont été repêchés, dont 43 ont été "formellement identifiés", parmi lesquels 17 Français, a indiqué le général David Galtier, directeur de la police judiciaire de la gendarmerie. Parmi les corps français, figurent ceux du commandant de bord et trois autres membres de l'équipage.

Les premiers résultats des analyses des débris de l'avion d'Air France, qui doivent commencer la semaine prochaine à Toulouse (sud-ouest de la France), devraient être connue d'ici fin juillet, a ajouté le général Galtier, répondant à une question sur un possible calendrier. "On en est encore dans la phase de collecte des informations", a dit le colonel Mulot. "On n'écarte rien; il est encore trop tôt pour fermer les portes à une hypothèse. Il s'agit pour l'enquête judiciaire de rechercher les causes de l'accident et de déterminer ensuite les responsabilités pénales", a expliqué aussi le général Galtier.

Début juillet, le bureau Enquête et Analyse, chargé de l'enquête technique officielle avait exclu l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'appareil ou d'une explosion, affirmant que les sondes Pitot de mesure de vitesse étaient un élément mais pas la cause de l'accident. Le BEA avait déploré ne pas disposer du résultat des autopsies pratiquées au Brésil sur les corps retrouvés. Deux commissions rogatoires internationales ont également été adressées au Brésil pour permettre aux enquêteurs français d'accéder notamment aux enregistrements réalisés par la police locale.