International L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et leurs alliés veulent mettre le Qatar sous leur influence, nous confie le ministre de la Communication du Qatar, Saif ben Ahmed al Thani. "Le peuple a été visé, utilisé comme point de pression", une première dans le Golfe d’après lui.

Le Golfe persique est moins incendiaire que la Syrie, il n’en traverse pas moins une crise importante. Cela fait plus de neuf mois que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn et d’Egypte ont mis le Qatar à l’isolement, tant sur le plan diplomatique qu’économique. Cette rupture doublée d’un blocus, fondée sur des accusations de soutien à l’extrémisme, s’ajoute à la rupture diplomatique déclarée en janvier 2016 par les mêmes Etats sunnites (l’Egypte exceptée) et l’Iran chiite. En filigrane de ces deux crises, l’ambition de ces Etats à assurer leur rayonnement, voire leur domination, sur la région. Malgré leur union historique au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le Qatar et ses détracteurs sont désormais dans une logique de confrontation à maints égards, politiques, économiques, culturels… Nous avons pu en parler lors d’une rencontre avec Saif ben Ahmed Al Thani, le jeune ministre de la Communication du Qatar et chef de cabinet du Premier ministre. Il était l’invité d’un récent colloque organisé, à Paris, par le webzine "Opinion internationale".

Quel est l’impact du blocus sur le Qatar ?