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En France, terre des Lumières, d’aucuns ont de plus en plus de mal à accepter des symboles religieux dans leur environnement quotidien. Même s’ils y sont depuis des siècles et n’ont aucune volonté prosélyte. Après la querelle autour de la statue de Jean-Paul II à Ploërmel (Morbihan), une nouvelle forme d’agression a été dénoncée par l’évêque de Perpignan-Elne, Mgr Norbert Turini. Cachez cette croix que d’aucuns ne sauraient voir !…. Sur les sommets du Carlit et du Cambre d’Aze, deux pics pyrénéens, des inconnus ont scié des croix qui y avaient été plantées en 2015.

Un acte de vandalisme qui insulte les militaires du Centre national d’entraînement commando qui les a payées et installées après avoir obtenu toutes les autorisations officielles. "Si la République se sent offensée par ces croix, je lui en demande pardon. Mais qui va demander pardon aux catholiques et plus largement à tous les chrétiens qui reconnaissent dans la Croix le symbole de leur foi ?", vient de faire savoir l’évêque de Perpignan-Elne. Et de rappeler que "c’est une tradition très ancienne que des croix soient plantées au sommet de nos montagnes, en pays catalan et ailleurs". Qui plus est, "il y a des croyants mais aussi des incroyants qui s’associent à la pose de ces croix. Je connais de fervents défenseurs de la laïcité qui n’hésitent pas pour la Saint-Jean-Baptiste à apporter leurs fagots de bois à la croix du Canigou plantée en 1943. Sont-ils en contradiction avec leurs principes ? Je pense qu’ils ne se posent même pas la question, parce que c’est une tradition qui fait partie de leur culture".

Mgr Turini ajoute que "les croix ne sont pas plantées que sur le sommet de nos montagnes, mais dans la vie des migrants, des chômeurs, des malades, des handicapés, des gens de la rue, des familles sans ressources, des jeunes en grande précarité, des croyants persécutés, etc. C’est pour ces croix-là qu’il nous faut mener le vrai combat afin de faire valoir leur dignité"…Christian Laporte