International Le 9 janvier dernier, les enquêteurs ont bien cru avoir enfin mis la main sur Xavier Dupont de Ligonnès, lui qui avait été prétendument aperçu par des témoins à la messe du monastère Saint-Désert-des-Carmes à Roquebrune-sur-Argens.

En réalité, c'est un moine de Notre-Dame-de-Pitié, situé non loin, qui a erronément été pris pour le présumé assassin de sa femme et de ses quatre enfants.

Dans un reportage diffusé dans l'émission de France 2 13h15 le samedi , l'un de ses amis, Michel, a fait part de ses intuitions dans cet épineux dossier.

Sept ans après le drame, qui a également bouleversé sa vie, il évoque celui qu'il a considéré comme "un frère" et avec qui il a passé un an et demi à parcourir les Etats-Unis. " Son geste a, en dehors de l'horreur, laissé des traces autour de lui qui sont très difficiles à effacer ", aborde-t-il d'emblée avant de faire part de son intime conviction. " Personnellement, je pense qu'il est vivant, la probabilité pour qu'il le soit est assez grande. S'il avait eu à se tuer, il se serait suicidé avec sa famille. Il n'avait aucun intérêt de planifier tout ce scénario pour simplement aller se tuer dans le Var ou ailleurs. "


Profondément ému, Michel poursuit en assurant que Xavier Dupont de Ligonnès détient les qualités nécessaires pour gérer une longue cavale. " Je pense que quelqu'un qui est discret, charismatique, capable de changer d'apparence et qui parle plusieurs langues couramment peut disparaître ou changer de vie. Du temps où nous étions aux Etats-Unis, il aurait pu se faire passer pour un Américain sans problème. Il est certainement parti quelque part où il maîtrise la langue pour qu'on ne le retrouve pas. Il n'est certainement pas resté en France. "

Un geste toujours inexplicable pour ses proches

Michel se rappelle de son ressenti lorsqu'il voyait Xavier en compagnie de sa femme et de sa famille. " Ils avaient une harmonie, ils s'embrassaient, se parlaient gentiment. C'était un homme très attentionné, très proche de ses enfants. C'était une famille heureuse. "

Le son de cloche est relativement similaire chez son ex-compagne lors de l'adolescence, Catherine. " J'aimerais savoir où il est. Ça m'intéresse aussi de savoir comment on bascule, comment quelqu'un qui puisse paraître aussi normal l'est au final aussi peu ? Je pense qu'il s'agit d'une pathologie, d'un dysfonctionnement cérébral, psychologique, psychiatrique, pour en arriver là. "

Une facette de son comportement a néanmoins interpellé sa petite-amie de l'époque. " Il semblait dire qu'il avait un grand destin qui l'attendait, sans rentrer dans les détails. Qu'il était formaté, programmé, pour accomplir un rôle important à l'échelle historique. "