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Le ministre démissionnaire de la Transition écologique en a étonné plus d'un ce matin en annonçant son départ sur les ondes de France Inter. Même si sa nomination au gouvernement avait réjoui les ONG et autres militants écologistes, la cote de popularité de Nicolas Hulot avait diminué au fil du temps à la suite de plusieurs polémiques auxquelles il a été lié. 


Le glyphosate toujours autorisé en France

C'est probablement la dernière affaire en date qui aura définitivement terni l'image du ministre démissionnaire. Nicolas Hulot a en effet échoué à faire adopter 2021 comme date d'interdiction du glyphosate, herbicide dont le caractère "cancérigène probable" pour l'homme a été reconnu. Un échec qui lui a valu les foudres d'un grand nombre, y compris celles de la très active dans le domaine Brigitte Bardot.


Abattage de 40 loups

L'écologiste a encore une fois surpris et déçu ses partisans en autorisant par arrêté en juin 2017 l'abattage de deux loups supplémentaires, portant à quarante le nombre de ces spécimens pouvant être tués sur une année. Le ministre s'était justifié en réaffirmant son "amour immodéré" pour la vie sauvage et sa volonté de voir les territoires français réinvestis par le loup. Cela n'avait pas suffi à satisfaire ses détracteurs au nombre duquel on pouvait compter encore une fois la fondation Brigitte Bardot.



9 véhicules pour le ministre de la Transition écologique...

La déclaration de patrimoine de Nicolas Hulot a placé l'écologiste dans une position plus que délicate. Outre ses nombreuses demeures, le ministre possède neuf véhicules motorisés dont six voitures, un bateau, une moto et un scooter électrique. Hulot avait répliqué en affirmant rouler "95% de son temps en électrique".


Echec nucléaire

En novembre 2017, Nicolas Hulot annonce que la France ne pourra pas tenir l'objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% en 2025. Les ONG de défense de l'environnement crient immédiatement au scandale et à la victoire du lobby nucléaire. L'utilité de la présence du ministre au gouvernement est d'ores et déjà remise en question par un grand nombre de ces organisations.


Scandales sexuels 

L'ancien militant de 62 ans s'est retrouvé lié malgré lui à une sombre histoire d'agression sexuelle présumée et de harcèlement. Une femme a ainsi déclaré avoir été abusée sexuellement par Nicolas Hulot durant l'été 1997. Une employée de la Fondation Hulot aurait également accusé l'ex-ministre de harcèlement sexuel. Même si l'intéressé a nié en bloc ces accusations, cela n'en a pas moins entaché sa réputation.