Début des négociations à l'ONU, Moscou s'oppose à des sanctions

AFP Publié le - Mis à jour le

International

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont commencé à discuter jeudi d'un projet de résolution occidental visant à faire pression sur Damas mais la Russie reste "absolument opposée" à l'idée de sanctions contre son allié syrien, selon des diplomates.

Les ambassadeurs des cinq pays (Etats-Unis, France, Royaume Uni, Chine, Russie) se sont réunis jeudi matin pendant une heure au siège de l'ONU.

A l'issue de cette réunion, le représentant permanent adjoint de la Russie Igor Pankine a rejeté l'idée de placer ce texte sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU, c'est à dire d'y inclure la menace de sanctions.

"Nous sommes absolument opposés au chapitre VII", a déclaré M. Pankine à des journalistes. "Tout est négociable mais nous ne négocions pas là-dessus, c'est une ligne rouge" à ne pas franchir, a-t-il affirmé.

Il n'a pas dit si Moscou irait jusqu'à mettre son veto au texte en cas de vote, comme la Russie et la Chine l'ont fait à deux reprises depuis le début de la crise syrienne en mars 2011.

Dans leur texte, Européens et Américains donnent dix jours à Damas pour retirer ses troupes et armes lourdes des villes rebelles, sous peine de sanctions économiques.

Ce projet de résolution a été préparé par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Il fait référence à l'article 41 de la Charte de l'ONU, qui prévoit des sanctions diplomatiques et économiques, tel un embargo, pour faire plier un pays récalcitrant, mais pas une intervention militaire.

La résolution prolonge aussi pour 45 jours la Mission des observateurs de l'ONU (Misnus). La Russie avait proposé de son côté mardi une résolution rivale qui renouvelle aussi ce mandat mais n'évoque pas de sanctions. Les 15 membres du Conseil de sécurité ont en principe jusqu'au 20 juillet, date de l'expiration du mandat de la Misnus, pour s'entendre sur une nouvelle résolution sur la Syrie.

Les deux projets de résolution doivent être discutés jeudi après-midi par l'ensemble des ambassadeurs des 15 pays.

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