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Le maire de Bagdad a annoncé jeudi sa démission, après avoir été conspué le mois dernier par des manifestants rassemblés dans la capitale irakienne pour dénoncer la corruption et l'inefficacité de leurs élus.

Saber al-Essawi est le quatrième responsable local irakien à démissionner depuis le début du mouvement de contestation en Irak, il y a un mois.

"Je présente ma démission et j'espère qu'un nouveau maire sera choisi pour achever le processus de reconstruction et de développement de la capitale", a déclaré dans un communiqué M. Essawi, issu du Conseil suprême islamique en Irak (CSII), un parti religieux chiite.

M. Essawi, qui occupait ses fonctions depuis cinq ans, ne donne aucune explication à cette décision, qui intervient cependant à la suite de plusieurs manifestations dans la capitale irakienne lors desquelles des appels à sa démission ont été lancés.

L'Irak est depuis un mois le théâtre de manifestations parfois violentes d'une population excédée par la pénurie de service et la corruption. Au moins 22 manifestants et un policiers ont péri dans ces rassemblements.

Le mois dernier, les gouverneurs de Wassit, Bassora et Babylone, tous élus en 2009 sur la liste du Premier ministre Nouri al-Maliki, ont démissionné sous la pression de la rue.