International L’incarcération de Lula n’est que le fait le plus saillant d’une enquête qui a des ramifications au Pérou et ailleurs.

La secousse que représente l’entrée en prison de l’ex-président brésilien "Lula" da Silva n’est pas la seule déstabilisation politique provoquée par le scandale Petrobras, du nom de l’entreprise publique brésilienne des pétroles. Au Brésil, l’enquête est connue sous le nom de "Lava Jato", utilisé pour désigner le lavage à haute pression proposé dans les garages pour les voitures. Car c’est dans une telle station-service de Brasilia, non loin du siège du Congrès brésilien, qu’elle avait commencé, avec la découverte en mars 2014 d’un réseau de blanchiment d’argent. Depuis, elle a révélé un système de corruption au sein de Petrobras, mais aussi du géant brésilien de la construction Odebrecht et du secteur alimentaire, et est devenue la plus grande enquête anti-corruption du Brésil.