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Des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes samedi pour envoyer un "message clair" à Pyongyang, dont les provocations et les ambitions nucléaires ont déclenché l'ire du président Donald Trump, a affirmé le Pentagone. Le survol, effectué par un bombardier B-1B et un chasseur F-15, intervient au moment où la communauté internationale redoute un nouvel essai nucléaire de Pyongyang, dans un contexte d'escalade verbale entre le président américain et le régime nord-coréen. "C'est l'endroit le plus au nord de la zone démilitarisée qu'un avion américain ou un bombardier a survolé au large des côtes nord-coréennes au 21e siècle, soulignant à quel point nous prenons au sérieux le comportement dangereux de la Corée du Nord", a écrit la porte-parole du Pentagone Dana White dans un communiqué.

L'escalade verbale entre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong-Un a atteint un pic en fin de semaine, Donald Trump ayant qualifié ce dernier de "fou", tandis que le régime de Pyongyang a évoqué la possibilité d'effectuer un essai nucléaire dans le Pacifique.

Dans ce contexte, a insisté Dana White, "cette mission est une démonstration de la détermination américaine et un message clair que le président dispose de nombreuses options militaires pour faire face à toute menace".

"Nous sommes prêts à utiliser toute la gamme de nos capacités militaires pour défendre les Etats-Unis et nos alliés", a-t-elle ajouté.

Samedi, la crainte d'un nouvel essai nucléaire avait été ravivée par un séisme de magnitude 3,5 en Corée du Nord, que les experts considèrent toutefois comme une probable réplique sismique du très puissant test effectué en début de mois. Selon les services géologiques américains (USGS), le séisme peu profond a frappé à une vingtaine de kilomètres du site d'essais nucléaires nord-coréen où Pyongyang avait effectué le 3 septembre son sixième test, le plus puissant à ce jour. Cet essai, qui concernait selon Pyongyang une bombe H susceptible d'être montée sur un missile, avait provoqué un séisme de magnitude 6,3.

L'Agence météorologique de Corée du Sud (KMA) a jugé qu'il s'agissait d'un "tremblement de terre naturel" et selon un responsable du commandement de l'armée américaine dans le Pacifique, s'exprimant sous couvert d'anonymat, "rien n'indique qu'il s'agissait d'autre chose que (d'un séisme) naturel".