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Le commissaire européen Karel De Gucht est sceptique sur les chances de succès des pourparlers directs de paix entre Israéliens et Palestiniens, qui reprennent ce jeudi à Washington. "Je vois peu de raisons de penser qu'il y a cette fois-ci plus de chances de réussir", a commenté l'ancien ministre belge des Affaires étrangères sur les ondes de Radio Eén (VRT).

Les raisons de ce scepticisme sont doubles. M. De Gucht pointe d'une part les divisions entre Palestiniens et le fait que le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par Israël, n'est pas un partenaire valable de discussion pour ce dernier.

D'autre part, la politique israélienne s'est "durcie" et "déplacée vers la droite". Le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, n'est "certainement pas une colombe" et est "en partie entouré de personnes qui jugent une solution impossible", souligne Karel De Gucht. Le maintien de l'Union européenne à l'écart des pourparlers ne gêne pas le commissaire européen. Dans ce dossier, "les seuls capables de jouer un rôle significatif sont les Etats-Unis", qui "peuvent faire pression sur Israël", concède Karel De Gucht. "Il ne faut pas sous-estimer le lobby juif au Capitole", ajoute-t-il.