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Les dix pays non membres permanents du Conseil de sécurité ont réclamé mercredi une "solution pacifique" dans la province syrienne d'Idleb et à toutes les parties concernées de prendre "toutes les mesures possibles" pour protéger les civils.

Dans un communiqué, ces dix pays se déclarent "profondément préoccupés par le risque d'une catastrophe humanitaire dans l'hypothèse d'une action militaire d'envergure dans la province d'Idleb".

Ils appellent toutes les parties à prendre "toutes mesures pour protéger les civils, permettre la liberté de mouvement et protéger les infrastructures civiles", ajoute le communiqué.

Dans un communiqué distinct, l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a souligné que "le régime brutal (du président syrien Bachar al-) Assad --soutenu par la Russie et l'Iran-- ne peut pas continuer à attaquer et à terroriser les citoyens syriens".

"Le régime et ses soutiens doivent arrêter leur campagne militaire sous toutes ses formes afin de permettre au processus politique sous l'égide de l'ONU d'avoir une chance de réussir", a ajouté la diplomate américaine.

Mardi, Nikki Haley avait semblé accepter une offensive militaire à Idleb sous condition qu'elle ne soit pas menée avec des armes chimiques.

"S'ils veulent continuer à reprendre le contrôle de la Syrie, ils peuvent le faire mais ils ne peuvent pas le faire avec des armes chimiques", avait-elle dit lors d'une conférence de presse, en annonçant une réunion sur Idleb vendredi du Conseil de sécurité, présidé en septembre par les Etats-Unis.

© AFP