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En moyenne, le président américain prononce 7,6 fausses informations (fake news) par jour, selon un décompte du quotidien américain Washington Post. Au 1er août, le trublion à la chevelure dorée aurait déjà fait 4.229 affirmations fausses ou trompeuses en 558 jours, soit depuis le début de son mandat, en janvier 2017. Alors que pendant les 100 premiers jours de son mandat, Donald Trump ne relayait "que" 4,9 fake news par jour, ce chiffre grimpe jusqu'à 7,6 un an et demi après son investiture, selon le calcul du Washington Post. Le Républicain a même prononcé 16 fausses déclarations par jour en juin et juillet derniers.

Par ailleurs, lors de sa première année, Donald Trump avait fait 2.140 affirmations fausses ou trompeuses. Six mois plus tard, ce chiffre a déjà doublé.

Le commerce, les marchés financiers et l'emploi souffrent le plus de ces informations fausses ou trompeuses du président américain. Le quotidien américain relève que les inexactitudes pourraient être dues à une "conception erronée" de l'économie de Donald Trump. Il comprendrait ainsi mal certains résultats et les présenteraient de manière inexacte.

Donald Trump n'hésite pas à recourir aux superlatifs pour présenter un bilan économique brillant de son mandat présidentiel. Il s'attribue des créations d'emploi datant d'avant son arrivée à la Maison Blanche ou de décisions d'entreprises dans lesquelles il n'a eu aucun rôle. Il met en avant son "succès incroyable" en termes de croissance d'emploi alors que celle-ci est plus lente que sous Barack Obama.

Les fake news se cristallisent également autour d'un sujet de prédilection du président américain: l'immigration. Le Washington Post compte 538 déclarations fausses à ce sujet. Le milliardaire assure notamment qu'un mur à la frontière mexicaine est en train d'être construit alors que le Congrès n'a pas (encore) accordé les fonds à ce projet.

Enfin, l'ingérence présumée de la Russie dans les élections américaines a fait l'objet de 378 déclarations du président. Près de 160 fois, il a déclaré que l'enquête sur cette ingérence était inventée de toute pièce, un canular ou une fraude.

Ces fausses informations sont souvent relayées plusieurs fois par Donald Trump, note le Washington Post.