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Le président américain Donald Trump a qualifié dimanche matin l'enquête russe de "Maccarthysme de la PIRE espèce", réaffirmant avoir autorisé un avocat de la Maison Blanche à coopérer aux investigations car il n'a "rien à cacher".

"Etudiez feu Joseph McCarthy parce que nous sommes en ce moment dans une période avec Mueller et son gang qui fait passer Joseph McCarthy pour un débutant. Chasse aux Sorcières Truquée", a tweeté le 45e président américain.

Dans les années 50 en pleine guerre froide, les Etats-Unis, plongés dans une période de paranoïa que l'on désigna comme la "peur rouge", le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy lança une campagne visant toute personne soupçonnée d'être communiste ou d'éprouver des sympathies pour le régime embrassé par Moscou, la "chasse aux sorcières".

Hautement controversé, l'élu du Wisconsin sera assez rapidement discrédité.

Cette salve de messages matinaux de Donald Trump ne cachant guère son irritation a été postée au lendemain d'une information du New York Times selon laquelle Don McGahn , un avocat de la Maison Blanche, a "largement coopéré" avec l'enquête menée par l'équipe du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du républicain et la Russie.


"Je l'ai autorisé ainsi que tous les autres à témoigner - Je n'avais pas à le faire", affirme M. Trump.

"Je n'ai rien à cacher et j'ai exigé la transparence pour que la Chasse aux Sorcières Truquée et Abominable puisse prendre fin", poursuit-il.

"Maccarthysme de la PIRE espèce", ajoute-t-il.

Le dirigeant américain avait déjà déclaré sur Twitter samedi, quelques heures après la publication du quotidien New Yorkais, qu'il avait en effet autorisé M. McGahn et d'autres membres du personnel de la Maison Blanche à "coopérer entièrement" avec M. Mueller.

Dans ses tweets matinaux, il s'en est également pris avec véhémence aux médias en général et au New York Times en particulier, visiblement très agacé par cet article.

"C'est pourquoi les +Fake News Media+ sont devenus l'Ennemi du Peuple", a tempêté M. Trump, utilisant à nouveau une expression pourtant dénoncée cette semaine par des centaines de journaux américains lors d'une campagne lancée pour défendre la liberté de la presse.