International L’éviction du "stratège en chef" doit ramener un peu d’ordre dans l’entourage présidentiel. Eclairage Philippe Paquet

Alors qu’on lui reproche de toutes parts sa complaisance à l’égard des thèses d’extrême droite, dans la foulée des incidents racistes de Charlottesville, le week-end dernier, Donald Trump s’est séparé vendredi de celui qui passe pour en être l’un des principaux inspirateurs : Steve Bannon, jusque-là "stratège en chef" de la Maison-Blanche et, à ce titre, un des conseillers les plus influents du Président.

Le départ de l’ancien rédacteur en chef du site d’information Breitbart News, devenu une des plateformes favorites de l’extrême droite américaine, était dans l’air. Toutefois, si la rumeur le donnait comme imminent, il restait malgré tout difficile d’imaginer que Donald Trump se sépare de gaîté de cœur d’un homme dont il peut légitimement penser qu’il a grandement contribué à son élection. A la différence des conseillers qui encourageaient le candidat à se montrer plus "présidentiel", Bannon avait été de ceux qui persuadèrent Donald Trump de "rester lui-même", jusque dans l’excès et la caricature. Une stratégie dont il est permis de penser qu’elle a effectivement été payante.

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