International Les informations sur les vies, privée et publique, de Dominique Strauss-Kahn ne cessent d'affluer dans les médias. Chaque pseudo-nouvelle prend des allures de "buzz". Les sites d'infos ne peuvent faire l'impasse sur ces articles à clic qui passionnent et agacent des internautes désireux de comprendre comment un homme aux mœurs présentées aujourd'hui comme légères a pu monter si haut dans les sphères politiques.

Au point de ne plus savoir dans quelle rubrique classer ces articles: International, People, Insolite ?

Les milliers d'euros dépensés en soirées privées aux frais de sociétés françaises pourraient provoquer une mise en examen pour proxénétisme, voire pour recel d'abus de biens sociaux. La plainte au civil de Nafissatou Diallo est encore en cours. Des répercussions judiciaires qui ne permettent plus à la presse de pratiquer cette auto-censure sur les vies privées de Dominique Strauss-Kahn.

Le couple Strauss-Kahn/Sinclair annonce qu'il intente une action en justice contre Le Figaro pour "non-respect de la vie privée". Dans le même temps, L'Express dévoile cette semaine les incohérences d'agenda de l'ex-patron du FMI entre 2009 et 2011. Le feuilleton est loin d'être terminé ...

Les grands principes défendus par la presse française pour justifier l'absence de réactions des journalistes quant aux habitudes, connues par la profession, de DSK il y a encore quelques mois, semblent ne plus être de mise aujourd'hui. Toutes les excuses sont bonnes pour relancer la machine à buzz.

L'ex-patron de la police du Nord raconte son escapade américaine chez DSK au Monde ce vendredi matin. "Effarante double vie" dénonce l'hebdo de Barbier cette semaine, "soulignant l'inconséquence d'un homme politique surdoué mais gouverné par ses sens. Et finalement perdu par ses pulsions.". Voilà qui est dit ...

L'Express poursuit dans les détails glauques: Le patron du FMI se montre plutôt entreprenant, jusque dans les toilettes." et tout ce qui s'en suit. Dans cet article, le magazine français revient sur les réunions professionnelles de celui qui est alors président du FMI, associées à des soirées dites "libertines". Et de conclure: "Les amis "libertins" de DSK ont-ils agi par simple amitié ou dans l'espoir d'un retour sur investissement? En cas de victoire en 2012, la sex machine DSK aurait pu se transformer, pour certains, en "cash machine". .

Aujourd'hui, le retour sur investissement profite surtout aux médias. Libération reconnait une augmentation de ses ventes de 93% au lendemain de l'arrestation largement médiatisée de DSK. Lemonde.fr s'est assuré une journée à 3,6 millions de visiteurs sur son site. "Le coup d'arrêt", "la débandade", "le drame", "la descente aux enfers" titraient les journaux au début de l'affaire. Une mine d'or pour les médias.