Édito : Un seul choix

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International

Samedi, l’équipe de nationale grecque disputera une rencontre capitale. Faute de vaincre la Russie, la Grèce sortira de l’Euro. De football. Amère ironie du calendrier. Car dimanche se jouera sur le terrain politique, un "match" dont l’enjeu est le maintien du pays dans la zone euro.

Les positions tactiques des deux favoris du nouveau scrutin législatif anticipé sont connues. La Nouvelle Démocratie d’Antonis Samaras est prête à suivre les règles du jeu fixées par l’Union européenne et le FMI, en échange de leur aide financière, même s’il souhaite renégocier le plan d’austérité. La coalition de gauche radicale Syriza d’Alexis Tsipras promet d’en finir avec le mémorandum et de préserver la place du pays dans l’union monétaire. Inacceptable pour l’arbitre européen. Athènes a été avertie qu’en cas de renoncement à ses engagements, la Grèce risquait l’exclusion de la zone euro.

Aussi, c’est avec angoisse que l’on attend le verdict des élections, dans l’Union, mais aussi dans le reste du monde. Même anticipée, une "Grexit" constituerait un choc aux répercussions imprévisibles. Un retour à la drachme constituerait, pour la Grèce, un cataclysme social, économique et politique qui ferait passer la situation actuelle pour une croisière dans les Cyclades. Les Grecs n’ont d’autre choix que celui de la responsabilité : quelle que soit l’issue du scrutin, il faudra poursuivre les réformes et l’assainissement budgétaire. L’Europe, elle, devra faire preuve de souplesse. Inutile de prolonger le supplice du peuple grec, en imposant à la Grèce un plan inapplicable tel quel. Il est plus que temps de lui donner un peu d’espoir.

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