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Ce mercredi, plusieurs médias français indiquaient que trois anomalies avaient été relevées sur l'Airbus A320 d'EgyptAir lors de ses rotations du 19 mai avant qu'il ne s'abîme en Méditerranée. Les anomalies auraient à chaque fois été repérées au décollage, en Érythrée, en Tunisie et en Egypte, affirmait Le Parisien, sans citer ses sources.

France 3 faisait t également état de trois alertes dans les 24 heures précédant la disparition, l'appareil ayant même été contraint de faire demi-tour et de se poser en urgence.

Ce jeudi, une source proche de l'enquête et le président de la compagnie aérienne égyptienne ont démenti cette série d'alertes émise par l'avion. "Il n'est pas vrai, comme l'ont dit certains médias français, que des messages Acars signalant la présence de fumée aient été envoyés à trois reprises successives pendant les vols de l'avion vers Asmara en Erythrée, et Tunis et à son départ du Caire", a déclaré cet enquêteur.

De son côté, Safwat Moussallam, le président d'EgyptAir interrogé à Dublin, a répondu: "Pour moi, ce n'est pas vrai." Selon l'agence Reuters, il a ajouté que le vol MS804 n'avait pas signalé de problème de maintenance avant son départ et que l'avion était "normal". "Nous faisons pleinement confiance à l'appareil et au pilote", a-t-il ajouté en marge du congrès annuel de l'Iata (Association internationale du transport aérien).

Pour rappel, ce vol qui effectuait la liaison Paris-Le Caire a vu disparaître les 66 personnes à bord. Le rayon de la zone de recherches des enregistreurs de vol a été ramené de cinq à deux kilomètres après qu'un signal a été détecté par un navire français. Le secrétaire d'Etat français en charge des Transports a déclaré qu'il faudrait une huitaine de jours avant que les boîtes noires puissent être récupérées.