International L’Italie qui s’apprête à voter est un pays fatigué, après plusieurs années de sacrifices économiques, et qui aimerait à présent pouvoir relâcher la ceinture, malgré un déficit public exorbitant de deux mille deux cent nonante-trois milliards d’euros, soit 134 % du PIB. La diminution de cette dette sera l’un des défis du prochain gouvernement, ce qui réduit fortement les marges de manœuvre notamment fiscale. Malgré cela, les promesses électorales en la matière sont légion. Pour couronner le tout, la loi électorale votée en octobre dernier est compliquée et risque d’accoucher d’un Parlement sans majorité stable. Il s’agit d’un mélange de scrutin proportionnel pour deux tiers des sièges et majoritaire pour le tiers restant.