International

L’omnipotence de Vladimir Poutine, couplée à l’inéligibilité de l’opposant Alexeï Navalny, fait presque oublier que d’autres candidats tenteront leur chance le 18 mars prochain. Outre Pavel Groudinine (dont nous vous avons dressé le portrait ici), le millionnaire communiste, voici ceux dont le nom sera imprimé sur les bulletins de vote.

Vladimir Jirinovski, le trublion nationaliste

Habitué des présidentielles et des déclarations tonitruantes, Vladimir Jirinovski, 71 ans, est le candidat traditionnel du parti d’extrême droite (LDPR). Antiaméricain, antilibéral, anticommuniste, il est considéré comme un vrai-faux opposant au Kremlin. Souvent décrit comme un clown dans les milieux politiques russes, marginalisé ces dernières années, M. Jirinovski n’en a pour autant pas perdu sa fougue oratoire. Il est crédité de 5,7 % des intentions de vote.

Ksenia Sobtchak, la people "contre tous"

Journaliste de télévision proche de l’opposition libérale, ex-star de téléréalité, Ksenia Sobtchak, 36 ans, s’est lancée dans la course avec le slogan "contre tous". Des voix se sont élevées pour dénoncer un "coup monté" du Kremlin destiné à faire oublier l’absence d’Alexeï Navalny, soulignant les liens de Mme Sobtchak avec le président russe, qui a travaillé avec son père Anatoli à la mairie de Saint-Pétersbourg dans les années 1990. Si les sondages lui attribuent à peine plus de 1 % des intentions de vote, sa candidature a insufflé un peu de vie dans une présidentielle jouée d’avance, et apporté des critiques d’une rare virulence contre le Kremlin dans les médias fédéraux.

Grigori Iavlinski, le vétéran libéral

L’un des rares hommes politiques d’orientation libérale à avoir un poids en Russie, Grigori Iavlinski, 65 ans, a fondé le parti Iabloko peu après la chute de l’URSS. Bien qu’il reste une voix critique de Vladimir Poutine, sa candidature à la présidentielle, la troisième, est perçue avec scepticisme et les intentions de vote en sa faveur ne dépassent pas 1 %.

Boris Titov, l’homme d’affaires réformateur

Représentant des entrepreneurs en Russie, Boris Titov, 57 ans, s’est lancé dans la course pour "convaincre Poutine de changer l’économie". Crédité de 0,4 %, il est notamment favorable à davantage de mesures de relance économique et à une normalisation des relations avec les Occidentaux.

Sergueï Babourine, le nationaliste discret

Président du parti nationaliste Union du peuple russe, Sergueï Babourine, 59 ans, est peu connu du grand public et fait très rarement parler de lui dans les médias. Ancien vice-président de la Douma, il affirme lutter depuis plus de vingt ans contre les orientations "néolibérales" des autorités.

Maxime Souraïkine, le schismatique communiste

Peu nombreux étaient ceux qui avaient entendu parler de Maxime Souraïkine, 39 ans, avant son entrée dans la course. Ancien membre du Parti communiste, il a rompu avec celui-ci avant de fonder en 2012 le parti des communistes de Russie. Son poids politique est minime.