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Du 15 au 19 juin, les Turcs de Belgique ont voté pour les élections législatives et présidentielles qui se tiennent ce dimanche 24 juin. La Turquie faisant partie des pays qui tentent de limiter la contestation politique dans leur communauté immigrée, ces élections anticipées sont suivies de près par les autorités belges. Un suivi qui passe, entre autres, par le contrôle des mosquées.

C’est en tout cas ce qu’avance Guy Rapaille, ancien patron du comité R, dans une récente interview accordée au "Soir" et à "Knack". "Il y a des contacts entre des imams et des agents des services de renseignements turcs. Idem avec des organes culturels. Il ne s’agit pas à 100 % d’espions, mais plutôt d’agents d’influence. Ils propagent le message : ‘le président Erdogan est le nouveau sultan, et il doit absolument en rester ainsi.’ De la propagande, donc."

Concernant les lieux de culte turcs, deux organisations sont à la manœuvre en Belgique : la Diyanet et la Fédération islamique. Depuis les réformes d’Atatürk dans les années 20, la Turquie est un Etat laïque. Or, la séparation entre l’Eglise et l’Etat n’est pas aussi nette que dans certains pays européens.