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Forza Italia, La Ligue, le Mouvement Cinq Etoiles… Les législatives de dimanche, au résultat incertain, risquent de confirmer l’emprise du populisme. Le Parti démocrate, mené par un Matteo Renzi en manque de crédibilité, ne devrait pas faire le poids.

Trente coups de pistolet tirés contre des migrants. Six blessés. La campagne électorale italienne pour les élections législatives de ce dimanche, qui s’est achevée vendredi soir, restera marquée par l’agression raciste de Macerata, dans les Marches. Le 3 février, Luca Traini, un militant néofasciste, ancien candidat local de la Ligue de Matteo Salvini, a voulu venger le meurtre présumé d’une jeune droguée par des dealers africains. En réponse, la gauche et les syndicats ont manifesté en ordre dispersé. Mais les faits de Macerata ont surtout révélé que le malaise et les sentiments anti-immigrés étaient aujourd’hui très profonds en Italie. «Il n’y a apparemment pas eu d’effet Macerata dans l’opinion publique, relève le politologue Giovanni Orsina, professeur à l’université LUISS de Rome. Cela semble confirmer qu’il y a un déplacement de l’électorat vers la droite.»