International

Un nouveau cycle de négociations entre partis politiques sera nécessaire la semaine prochaine, faute d'accord sur la formation d'un gouvernement après une première série de consultations cette semaine, a indiqué jeudi le président italien Sergio Mattarella.

"Au cours de la semaine prochaine, je lancerai un nouveau cycle de consultations afin de vérifier si la possibilité de former un gouvernement, qui aujourd'hui (jeudi) n'a pas émergé, a mûri", a déclaré M. Mattarella après avoir reçu les dirigeants des principaux partis italiens, un mois après des législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire.

Et les positions des différents camps en présence sont restées les mêmes à l'issue de ces deux jours de consultations menées mercredi et jeudi par le président italien, aucun n'étant pour l'instant disposé à céder du terrain.

"Je laisserai passer quelques jours de réflexion, qui seront utiles à tous les partis pour évaluer la situation de façon responsable, les convergences en termes de programme et les solutions possibles pour former un gouvernement", a expliqué le président italien.

M. Mattarella a reçu jeudi les représentants des principaux partis politiques, en terminant par la Ligue (extrême droite) et le Mouvement Cinq Etoiles (M5S), qui revendiquent chacun la victoire aux législatives du 4 mars, sans pour autant avoir obtenu la majorité parlementaire nécessaire à la formation d'un gouvernement.

Devenus les nouveaux patrons de la politique italienne, Luigi Di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) aspirent chacun néanmoins au poste de chef du gouvernement: le premier pour avoir fait de son mouvement contestataire le premier parti d'Italie avec plus de 32% des voix; le second pour avoir hissé la Ligue à la première place au sein de la coalition de droite, arrivée en tête avec 37% des voix.

Luigi Di Maio a confirmé jeudi être prêt à gouverner avec la Ligue mais aussi avec le Parti démocrate (PD, centre-gauche), grand perdant du scrutin du 4 mars.

Ce dernier, dont les responsables ont été reçus jeudi matin, a confirmé de son côté la volonté de rester dans l'opposition, fermant la porte, pour le moment, à tout accord de gouvernement avec le M5S.