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Il est le premier des trois grands favoris des sondages à s’exprimer. Il est aussi celui qui essuie le revers le plus douloureux. Nicolas Sarkozy, ce soir, a dit au revoir aux électeurs en leur souhaitant "bonne chance". Emu, il remercie tout le monde. Un discours de fin de carrière. "Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique", a-t-il déclaré dans une brève allocution, prenant acte de "la volonté des électeurs "de choisir pour l'avenir d'autres responsables politiques".

"J’ai voulu les primaires. Elles sont un succès populaire incontestable. (...) La page des guerres fratricides de notre famille politique est donc tournée, j’espère définitivement. "

Sarkozy remercie toute son équipe. "Je tiens à rappeler mon attachement à ma famille politique et à celle des militants. (...) Leur confiance m’a profondément touché dans un contexte dont j’ai mesuré, croyez-moi, à chaque instant, l’immense difficulté."

"J’ai défendu mes convictions et mes valeurs avec passion et avec le souci exclusif de la France. (...) Je respecte la volonté des Français de choisir d’autres responsables politiques que moi."

Sarkozy parle rapidement de ses deux concurrents.

"Ce sont deux personnalités de grande qualité, qui font honneur à la droite française.

J’ai beaucoup d’estime pour Alain Juppé, mais les opinion politiques de François Fillon me sont plus proches. C’est lui qui a le mieux compris les défis qui se présenteront à la France."

Son message est clair: il essuie les rancoeurs avec son ancien ministre.

"N’empruntez jamais le choix des extrêmes, la France mérite tellement mieux que le choix du pire. (...) Celui qui sera choisi pourra compter sur mon soutien personnel."

Plus étonnant, il remercie aussi les "journalistes qui m’ont suivi, toujours avec passion et je mesure combien je leur ai demandé d‘efforts par rapport à leur vie personnelle et à leur famille. Qu’ils soient assurés de ma reconnaissance."