International Les dirigeants, anciens et actuels, ont multiplié les hommages à l’annonce du décès.

De son Afrique natale à l’Amérique, les grands dirigeants ont rendu hommage à l’ancien secrétaire général de l’Onu et prix Nobel de la paix Kofi Annan, décédé en Suisse à l’âge de 80 ans, après avoir été au centre de la diplomatie mondiale pendant une décennie troublée.

Les hommages ont afflué, du Ghana, son pays natal, à l’actuel secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, qui a souligné "une force qui guidait vers le bien", en passant par l’ex-président américain Barack Obama et les grands dirigeants européens.

Koffi Annan "a fait entrer les Nations unies dans le XXIe siècle en définissant un programme ambitieux qui a fait de l’Onu un outil indispensable pour la paix, la prospérité et la dignité humaine partout dans le monde", a déclaré dans un communiqué Ban Ki-Moon, qui lui a succédé au secrétariat général.

L’ancien président américain Bill Clinton, à la Maison-Blanche lors de l’entrée en fonction de Kofi Annan à la tête de l’Onu à la fin des années 1990, a loué un homme fidèle "à ses racines ghanéennes", qui a "toujours traité les autres avec respect et dignité".

"Fils éminent de l’Afrique"

Kofi Annan fut le premier secrétaire général issu de l’Afrique subsaharienne, et le Ghana, où il était né, a décrété une semaine de deuil à partir de lundi. "Il a considérablement contribué au renom de notre pays par sa position, par sa conduite et son comportement dans le monde", a déclaré le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

En Afrique du Sud, le parti au pouvoir, l’ANC, s’est souvenu d’un "fils éminent de l’Afrique" qui a œuvré "en faveur [des pays] du Sud en développement".

Un autre prix Nobel de la paix, l’archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu, a de son côté évoqué "un remarquable être humain qui a représenté notre continent et le monde avec une immense grâce, intégrité et distinction".