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La garde civile espagnole a annoncé jeudi avoir démantelé un réseau de production de drogue de synthèse opérant en Espagne et aux Pays-Bas et payé en monnaie virtuelle, principalement en bitcoins.

Dans le cadre de cette opération, la garde civile a saisi des bitcoins pour une valeur de plus de 4,5 millions d'euros au cours actuel, illustrant la tendance, grandissante selon les experts, d'achat de drogue en monnaie virtuelle.

Elle a également saisi plus de 100 types de drogues de synthèse, appelées "nouveaux produits de synthèse" (NPS), dans deux laboratoires dans les provinces de Grenade (sud) et de Valence (est), ainsi que près de 800.000 doses de LSD pour une valeur de 12 millions d'euros.

En plus de ces deux laboratoires, le réseau disposait également d'un laboratoire à Amsterdam.

Les drogues de synthèse, dont du cannabis ou des opiacés de synthèse, étaient vendues sur le "dark web", partie cachée d'Internet propice aux trafics divers, et les clients étaient incités à payer en monnaies virtuelles comme le bitcoin.

Le bitcoin, système de paiement de pair-à-pair, n'a pas de cours légal et n'est pas régi par une banque centrale ou un gouvernement, mais par une vaste communauté d'internautes. Ses détracteurs soulignent son opacité et son extrême volatilité ainsi que sa possible utilisation à des fins criminelles.

Aux Etats-Unis, le nombre de morts à cause des opiacés de synthèse est tel que le président, Donald Trump, l'a qualifié en octobre d'"urgence nationale de santé publique".