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Plus de 56 millions d’Iraniens sont appelés à urnes, ce vendredi, pour élire leur nouveau président. L’enjeu peut se résumer à la poursuite, ou non, de la politique de libéralisation et d’ouverture de l’Iran initiée et incarnée par Hassan Rohani, le président sortant. Cet enjeu apparaît encore plus clairement depuis les retraits, cette semaine, du maire de Téhéran, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf - par deux fois candidat malheureux, dont il y a quatre ans face à Hassan Rohani - et de l’actuel premier vice-président de M. Rohani, le réformateur Eshaq Janhangiri.

La douzième élection présentielle de l’histoire de la République islamique a donc des airs de second tour dès le premier, se présentant comme un duel entre l’actuel président, le religieux modéré Hassan Rohani, et un homologue ultraconservateur Ebrahim Raissi - un proche du guide suprême Ali Khamenei, qui concentre tous les pouvoirs dans la seule république chiite dans le monde. Les deux autres candidats, un réformateur qui a appelé à voter pour M. Rohani et un conservateur, comptent pour peu.

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