International On la surnomme la dame de fer de la Roumanie. Depuis cinq ans à la tête du parquet anticorruption (DNA), Laura Codruta Kovesi a touché aux intouchables de la classe politique roumaine, au point d’en devenir l’épouvantail. Ainsi, le ministre de la Justice Tudorel Toader, mis sous pression par une majorité social-démocrate déterminée à décapiter le DNA, pourrait-il demander ce jeudi sa révocation. Et enclencher le énième rapport de force entre la justice et le Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir, suspecté de miner l’état de droit pour se mettre à l’abri de la loi.

Les attaques du PSD contre Laura Codruta Kovesi ne datent pas d’hier, mais depuis qu’il ne compte plus ses membres envoyés derrière les barreaux pour des faits de corruption. "Ce qu’ils reprochent au DNA, c’est d’exister. Et ce, depuis sa création en 2006", résume le politologue Cristian Pirvulescu.