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Can Dündar est d’un calme absolu lorsque nous le rencontrons à Bruxelles. Et sa voix est discrète. Comme s’il avait peur d’être sur écoute. Une discrétion qui dénote avec son besoin de se faire entendre. Son besoin de dénoncer l’injustice qui règne en Turquie.

Cet ex-rédacteur en chef du célèbre journal « Cumhuriyet » a connu la prison pour avoir écrit un article sur la livraison clandestine d’armes par les services secrets turcs vers la Syrie.

Nous l’avons rencontré dans la résidence mise à sa disposition pour quelques jours par l’ambassade d’Allemagne à Bruxelles. Il revient sur son combat pour la liberté d’expression et sur la difficulté d’être journaliste sous le régime d’Erdogan.

Can Dündar vit désormais à des milliers de kilomètres de chez lui, à Berlin. Loin de sa femme, qui l’a pourtant sauvé lorsqu’un homme a tenté de l’assassiner 2016. Il est l’Invité du samedi de Lalibre.be.

De quoi vous a accusé Erdogan pour vous emprisonner ?

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