International Les Nationalniy Droujyny, une vraie petite armée aux relents fascisants.

Ce casino est illégal. Il a perdu sa licence en 2014. De plus, il dépend d’une société russe, et sponsorise la guerre dans l’est de l’Ukraine. Il faut le fermer." Maskym dénonce avec assurance. Il n’est pourtant pas policier. Le jeune homme, 19 ans au plus, est un membre des "Nationalniy Droujyny". Traduit par "Brigades" ou "Milices", c’est la nouvelle formation du bataillon paramilitaire ultranationaliste "Azov", qui s’est fixé comme objectif "la protection de l’ordre public". Ce soir-là, cela passe par une tentative de fermeture de ce casino de Boryspil, dans la banlieue de Kiev.

Ici, pas besoin de violence. Maskym et une vingtaine de ses camarades se sont glissés dans la pièce principale et en gardent l’accès. Jeunes, athlétiques, graves et silencieux, leur apparition a suffi à faire fuir les clients. Restent trois employés, stupéfaits, visiblement prêts au pire. "Notre licence est valide, les gars !", s’insurge l’un d’entre eux, Ihor, à demi-voix. "Je ne comprends pas ce que vous faites ici…" Eux répondent à peine, et appellent une patrouille de police. "Nous ne pouvons pas fermer ce casino nous-mêmes", explique Samson, un autre militant. "Nous sommes ici pour aider la police, qui est une jeune institution en Ukraine, à peine réformée. C’est tout."

Assistance légale

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