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Le plongeur britannique qui a retrouvé les douze enfants thaïlandais et leur entraîneur de foot vivants dans une grotte inondée en Thaïlande, a raconté son "énorme soulagement" lorsqu'il les a comptés un à un lors d'une opération de sauvetage sans précédent.

Richard Stanton, un des deux experts britanniques de la plongée en grotte qui ont localisé l'équipe des "Sangliers sauvages", a raconté vendredi aux journalistes ses impressions quand il est parvenu jusqu'à eux, après avoir parcouru des kilomètres dans les galeries inondées.

"Cela été été un soulagement énorme, énorme. Au début nous n'étions pas sûrs qu'ils étaient tous vivants. Alors qu'ils descendaient, je les comptais, jusqu'à ce que j'arrive au treizième", a-t-il dit. "Dans un premier temps, on ne pouvait pas les voir", et il a fallu qu'ils marchent vers nous, a-t-il dit.

Après 18 jours sous terre, tous les enfants ont pu retrouver la lumière du jour mardi, après un sauvetage à haut risque qui a fasciné le monde entier.

Il a fallu à ces plongeurs expérimentés remonter un parcours dangereux de plusieurs kilomètres dans des boyaux étroits remplis d'eau, avec le risque de nouvelles pluies de mousson. Cette mission a été "d'une difficulté bien plus importante que tout ce qui a pu être accompli ailleurs dans le monde entier par d'autres équipes de plongeurs de grotte", a dit M. Stanton.

Des images vidéo du moment où M. Stanton et John Volanthen ont découvert les souze enfants amaigris, postées sur la page Facebook d'un plongeur de la marine thaïlandaise, ont été vues des millions de fois. Un autre plongeur Chris Jewell a donné d'autres détails sur les opérations, expliquant notamment que les autorités avaient détourné le cours de rivières sur la montagne pour réduire le niveau d'eau dans la grotte.

Cette action "nous a donné plus de temps pour réussir", a dit M. Jewell. Pour autant, Richard Stanton ne se voit pas comme un héros.

"Nous avons seulement utilisé des compétences très spéciales que nous utilisons normalement pour notre propre intérêt", a-t-il dit. "Parfois nous sommes en position de l'utiliser au service des autres et c'est ce qu'on a fait".