International Sur les conseils d'une sœur catholique Bachar el-Assad, sanglant président syrien a autorisé quelques journalistes a pénétrer dans le pays la semaine dernière. Christophe Lamfalussy, journaliste pour La Libre Belgique, était de l'équipée. Il a répondu aux questions des internautes de lalibre.be ce lundi midi.

"Nous disposions d'une lettre du ministère syrien de l'information nous autorisant à rencontrer pendant quatre jours tous ceux que l'on souhaitait et à prendre des photos et images. (...) Le régime a compris qu'en fermant la porte aux journalistes et aux observateurs étrangers, il perdait la bataille médiatique. (...) Le gouvernement syrien s'est mis lui-même en mauvaise posture. L'opposition a savamment organisé sa campagne médiatique en filmant ses manifestations et la répression. (...) La Syrie est tombée dans son propre piège. On ne peut plus, dans le monde d'aujourd'hui, fermer hermétiquement un pays." explique Christophe Lamfalussy, accompagné, sur place, d'une équipe de la RTBF.

Un voyage bien balisé par le régime en place mais malgré tout utile selon notre journaliste: "Je crois que la Syrie est un puzzle. Avec ce reportage, nous apportons une pièce du puzzle, une part de vérité."

Homs, Qusayr, Damas: un voyage à travers le pays, ravagé par les violences depuis le mois de mars. "Ce qui m'a frappé en Syrie, c'est le fort sentiment d'union nationale. (...) Le régime de Bachar el Assad joue habilement sur ce sentiment national en lui opposant l'idée que le conflit vient de l'extérieur".

3.500 morts, déjà, selon l'ONU: "Ce que j'ai vu en Syrie sont les germes d'une guerre civile, où l'opposition s'est muée en une sorte de guérilla, bien organisée, bien armée et financée, dit-on, en partie de l'étranger" explique notre envoyé spécial de retour de Syrie.

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