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Facebook annonce par un communiqué publié ce mardi avoir supprimé 70 comptes Facebook, 65 comptes Instagram et 138 pages Facebook accusés par le réseau social de propagande russe. Contrôlés par l'Internet Research Agency (IRA), les contenus partagés étaient principalement destinés à un public vivant en Russie ou parlant le russe, dans ou à l'extérieur du pays.

Alex Stamos, reponsable de la sécurité de Facebook, explique avoir enquêté avec son équipe durant des mois pour démanteler ce réseau. Au total, plus d'un million d'utilisateurs uniques suivaient au moins l'une des 138 pages et presque un demi million suivaient au minimum l'un des 65 comptes Instagram.

Ces suppressions se font dans la lignée de la lutte contre la manipulation exercée par l'IRA. L'usage fait par la Russie du réseau social pour orienter les élections présidentielles américaines de 2016 fait partie des raisons de l'opération menée par Facebook. Pour Mark Zuckerberg, il s'agirait principalement d'empêcher l'organisation russe d'interférer dans des élections étrangères.

En novembre 2017, via un communiqué, Facebook annonçait déjà son désir de transparence quant à l'activité russe, dans l'optique de protéger les utilisateurs. Avec l’introduction de l'outil "Comment puis-je voir si j'ai aimé ou suivi une page Facebook ou un compte Instagram créé par l'Internet Research Agency?" dans son Centre d'Aide, Facebook offrait aux américains l'opportunité de vérifier s'ils avaient ou non été en contact avec du contenu russe.

"Nous avons supprimé ces pages et comptes uniquement parce qu'ils étaient contrôlés par l'IRA, pas sur base de leur contenu" signale Alex Stamos. L'IRA ne cesse de se réinventer et d'utiliser des moyens toujours plus sophistiqués pour arriver à ses fins, la lutte s'annonce encore longue. Le groupe déclare publier dans les semaines à venir des précisions sur les méfaits causés par l'IRA, et ce à nouveau à des fins de transparence.

La conclusion de Facebook est qu'il faut renforcer la sécurité de la plateforme. Un engagement qui a du mal à passer aux yeux des utilisateurs qui accusent toujours le réseau social de vendre leurs informations.