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Le fonctionnaire qui a lancé une fausse alerte au missile balistique ayant semé la panique à Hawaï a été licencié vendredi, a indiqué mardi le chef des forces armées de l'Etat, le général Joe Logan. N'en étant pas à sa première erreur, il était en fait convaincu qu'il ne s'agissait pas d'un exercice et que l'île paradisiaque était bien visée par un vrai engin. L'employé de l'Agence de gestion des urgences de Hawaï (HEMA en anglais) affirme ne pas avoir entendu une mise en garde répétée qu'il s'agissait d'un exercice, selon un rapport préliminaire sur les faits du 13 janvier publié par la commission chargée de la régulation des communications (FCC). Cet employé n'en était pas à sa première erreur et sa performance "était source d'inquiétude depuis 10 ans", note le rapport ajoutant qu'il "était incapable de comprendre la situation qui se présentait à lui et il avait déjà confondu la réalité avec des exercices à aux moins deux reprises".

Selon le rapport de la commission de la communication, la phrase "ceci n'est pas un exercice" avait été incluse par mégarde dans l'enregistrement lançant l'exercice, ce qui a poussé le fonctionnaire à lancer une alerte au missile balistique plutôt qu'un simple message test.

"Dans les minutes qui ont suivi, des citoyens paniqués ont appelé leur famille pour partager ce qu'ils pensaient être leur dernière conversation, d'autres ont sauté dans les bouches d'égout pour se mettre à l'abri", note le président de la FCC Ajit Pai. Le message était d'autant plus crédible qu'il a été envoyé à un moment où les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord étaient très fortes.

Il a fallu 38 minutes aux autorités pour envoyer un nouveau message prévenant qu'il s'agissait d'une fausse alarme. La FCC essaye d'ailleurs aussi de comprendre pourquoi il a fallu autant de temps pour cette rectification.

Le chef de l'HEMA, Vern Miyagi, a finalement démissionné mardi deux semaines après l'incident.