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Gynécologue, chef du département de médecine reproductive à l’hôpital universitaire de Gand, la sénatrice belge Petra De Sutter (Groen) est chargée par le Conseil de l’Europe d’un rapport sur la gestation pour autrui (GPA). Elle fait face à une violente bronca des anti-GPA, notamment à cause de ses liens avec une clinique indienne. Mise au point.

Dans quelles circonstances avez-vous été chargée de la rédaction du rapport "GPA" par la commission des affaires sociales et de la Santé du Conseil de l’Europe ?

Le sujet m’intéressait d’un point de vue éthique. Lorsqu’il a été annoncé en novembre 2014, je me suis proposée en faisant état de mon expertise et en précisant que je ne voulais pas que ce rapport soit idéologique. Un vote m’a désignée comme rapporteure. Poste auquel j’ai été confirmée en janvier 2016 après avoir pu me défendre du conflit d’intérêt dont on m’accuse.

Où en est l’Europe sur cette question de la GPA ?

Un pays comme l’Angleterre a interdit la GPA commerciale et réglemente la GPA altruiste (sans rémunération de la mère porteuse) notamment en la limitant à ses ressortissants pour éviter tout trafic international. La Grèce avait adopté la même position, malheureusement la crise économique l’a amenée à ouvrir cette pratique aux étrangers… Des pays comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne interdisent toute forme de GPA. Un troisième groupe où figurent la Belgique et les Pays-Bas n’interdisent pas la GPA altruiste. Elle y est pratiquée mais il faut savoir qu’elle ne représente qu’une infime proportion de l’ensemble des FIVETS (3 contre 2 500 par an à l’hôpital de Gand, par exemple)

Mais la Belgique va légiférer… Où en est-on ?

(...)

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