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Florian Philippot, haut responsable du parti d'extrême droite français Front national et considéré comme le bras droit de Marine Le Pen, a annoncé jeudi qu'il "quittait" la formation, signe des tensions au sein de ce parti depuis l'échec à la présidentielle de mai.

M. Philippot avait été rétrogradé mercredi soir au rang de vice-président sans attribution du Front national pour avoir refusé de quitter la présidence de son association "Les Patriotes" comme la patronne du FN l'exigeait.

"On m'a dit que j'étais vice-président à rien... Ecoutez, je n'ai pas le goût du ridicule, je n'ai jamais eu le goût de rien faire, donc bien sûr je quitte le Front national", a-t-il affirmé sur la chaîne France 2. "Mon engagement politique reste intact (...), je continuerai à me battre", a-t-il ajouté.

Haut fonctionnaire de 35 ans, M. Philippot était devenu fin 2011 directeur stratégique de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, et était depuis la principale figure du FN à intervenir au quotidien dans les médias.

Chantre d'une ligne souverainiste, farouchement anti-euro et soucieux de s'exprimer sur les questions sociales et sociétales, il était contesté par d'autres cadres du parti, plus libéraux économiquement et focalisés sur la lutte contre l'immigration et "l'islamisme".

Les tensions au sein du Front national se sont exacerbées depuis la défaite de sa candidate au second tour de l'élection présidentielle début mai. Se renvoyant la responsabilité de l'échec électoral, certains cadres du parti doutent désormais que Marine Le Pen soit leur meilleur porte-drapeau.

La présidente du mouvement a récemment promis une refondation de la formation, avec un nouveau nom et des orientations ajustées, à l'issue d'un congrès en mars.

Pour Florian Philippot, "cette refondation (cache) un retour en arrière terrible, le FN rattrapé par ses vieux démons".



Réactions

Une partie du FN se réjouit de son départ...

"Le @FN va enfin connaître l'apaisement face à un extrémiste sectaire, arrogant et vaniteux qui tentait de museler notre liberté de débattre.", a tweeté Louis Aliot, vice-président du FN.



Pour Robert Ménard, le maire de Béziers, "il était temps".


Gilles Lebreton, député FN au Parlement européen" pointe son égo du doigt.


... l'autre loue son courage