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La police française a annoncé mercredi que 109 personnes avaient été placées en garde à vue après les dégradations commises en marge du défilé du 1er mai mardi à Paris, émaillé de violents heurts avec des militants d'ultra-gauche. Le préfet de police Michel Delpuech, interrogé sur la radio France Inter, a précisé que 283 personnes avaient au total été interpellées.

Selon la préfecture de police, près de "1.200 black blocs" au sein d'un pré-cortège composé de 14.500 personnes ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et causé des dégradations, perturbant le défilé parisien des syndicats.

Mardi soir, la police avait fait état de 31 commerces dégradés dont deux incendiés, six véhicules brûlés et dix autres dégradés. Quatre personnes ont été blessées légèrement, dont un CRS qui a reçu un pavé dans le dos.

Face aux jets de projectiles et dégradations, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau, ce qui a permis de disperser les casseurs.

Au lendemain de ces violences, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a promis sur la chaîne France 2 "encore plus de forces de l'ordre" lors des prochaines manifestations, "avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser".

"On a affaire à une violence qui monte dans les propos, dans les appels", a ajouté M. Collomb en s'indignant notamment d'un appel à la manifestation pour le 1er mai lancé sur les réseaux sociaux, intitulé "une journée en enfer" et illustré d'une "image de policiers qui prennent feu".

"Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas la journée des casseurs", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse mercredi à Sydney. Je ne peux ici que condamner à nouveau avec la plus grande fermeté ce qui s'est passé."

© AFP