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Vingt-six Roms d'origine croate jugés en France pour une centaine de vols commis dans plusieurs pays d'Europe ont été condamnés vendredi à des peines de 2 à 8 ans de prison. Ils étaient poursuivis pour avoir contraint leurs enfants à dérober plusieurs millions d'euros lors de cambriolages dans l'est de la France, ainsi qu'en Belgique ou en Allemagne. Les peines de trois des condamnés, des femmes, ont été assorties du sursis. Une autre personne jugée a été acquittée.

Les juges du tribunal correctionnel de Nancy se sont montrés plus cléments que le parquet, qui avait requis contre une dizaine d'entre eux la peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.

Huit d'entre eux étaient également poursuivis pour "traite d'être humains", accusés d'avoir "acheté" des épouses pour leurs enfants.

Mais le tribunal n'en a condamné qu'un seul sur ce chef d'accusation, requalifiant l'infraction en "provocation de mineurs à commettre des délits" pour les sept autres.

L'enquête, fondée sur des milliers d'écoutes réalisées chez 120 suspects, avait mis au jour une organisation dirigée par des chefs de clans, aidés de capitaines, lieutenants et enfin de leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années, se livrant à des cambriolages.

Dans son réquisitoire, mercredi, le procureur, Grégory Weil, avait décrit "un système fondé sur la violence" et dénoncé la "lâcheté" et la "cupidité" des prévenus.

L'un des condamnés a été interdit définitivement de territoire français.