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L'université de droit de Montpellier a connu une nuit on ne peut plus agitée.

Plusieurs jeunes encagoulés et armés de "tasers" se sont en effet introduits vers minuit dans l'amphithéâtre de la faculté de droit pour y déloger des étudiants qui occupaient le lieu depuis quelques heures.

"Nous occupions l’amphithéâtre de manière pacifique depuis plusieurs heures et nous avions décidé d’y passer la nuit, puisqu’on voulait y faire une assemblée générale ce matin à 8 heures. Vers minuit, alors que nous étions une quarantaine d’étudiants des fac de droit, de sciences et de lettres, des hommes ont fait irruption dans l’amphi. Ils nous ont dit de dégager et ont frappé tout le monde", a témoigné Sophie, étudiante présente au Figaro.

Selon Le Figaro, les individus étaient une dizaine. France Télévisions parle d'une douzaine. Quoi qu'il en soit, les étudiants accusent Philippe Péte le doyen de la faculté d'avoir facilité l'accès l'université aux assaillants.


Ce dernier a accordé une interview à France Télévisions qui fait polémique sur les réseaux sociaux. 

" - Moi je ne demandais qu'à voir la police toute la journée, je ne l'ai pas eu. Au grand désespoir des étudiants qui étaient autour de moi. En fin d'après-midi, l'évacuation aurait pu être faite par la police sans aucune difficulté. (...) On a laissé passer cette fenêtre et à ce moment là, les étudiants autour de moi l'ont très mal pris. Je n'ai fait rentrer personne. Il y avait une cinquantaine d'étudiants qui étaient là et ils ont voulu se défendre et moi je ne peux pas les en blâmer."

" - Pour vous c'était des étudiants qui étaient contre cette occupation ?", demande le journaliste.

" Absolument, les étudiants en droit qui étaient là étaient tous contre l'occupation. Si certains étaient cagoulés je n'en sais rien. Des cagoulés, j'en ai vu dans le clan des occupants. Je suis assez fier de mes étudiants. Je les approuve totalement."


Pour rappel, une assemblée générale avait eu lieu ce jeudi après-midi après la manifestation contre les réformes du bac et de l’université. Les étudiants ont voté pour la tenue d’une nouvelle assemblée générale ce vendredi 23 mars, à 8 heures.

Les étudiants en Droit et Sciences Politiques défilent depuis 11 heures pour protester contre ces violences. La Ligue des Droits de l'Homme de l'Hérault a publié un communiqué adressé au doyen de la faculté pour qu'il s'explique sur ces faits.