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La gare Saint-Charles de Marseille a été évacuée samedi après-midi et le trafic ferroviaire interrompu en raison du comportement suspect d'un homme, qui a été interpellé, rapportent plusieurs médias français.

Selon le journal français La Provence, un militaire a donné l'alerte après avoir observé un homme muni d'un sac dans lequel on pouvait distinguer des fils et des batteries. L'individu, qui a refusé de donner son identité, a été interpellé.

La chaîne BFMTV indique pour sa part que l'homme a déclaré être de plusieurs nationalités, avant de se murer dans le silence. Dans la voiture qui l'amenait au commissariat, il aurait hurlé "je ne suis pas Charlie", en référence au slogan "Je suis Charlie" de soutien aux victimes de l'attaque terroriste qui avait décimé la rédaction du magazine satirique Charlie Hebdo en janvier 2015.

Une équipe de déminage a été dépêchée sur place.

"Du matériel pouvant servir à fabriquer un engin explosif"

L'homme interpellé samedi gare Saint-Charles, à Marseille, assure être tchétchène et avait sur lui "du matériel électrique et électronique pouvant entrer dans la composition d'un engin explosif", a déclaré à l'AFP le procureur de la République Xavier Tarabeux.

"Nous n'avons pas encore son identité, mais cet homme dit être tchétchène et parle russe", a précisé le procureur. "Ce qu'il avait sur lui n'était pas un engin explosif, ce n'était pas dangereux en soi, mais c'est du matériel électrique et électronique pouvant entrer dans la composition d'un engin explosif", a-t-il expliqué.

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a quant à lui indiqué à l'AFP qu'il n'y avait "pas d'élément qui nous permet de penser qu'il y avait un danger immédiat".

Le maire LR de la ville Jean-Claude Gaudin a évoqué de son côté "un attentat déjoué" et un homme "aux intentions terroristes évidentes", tout en saluant la "remarquable efficacité" des forces de police et de l'armée. La section antiterroriste du parquet n'avait toutefois pas été saisie de cette affaire samedi en fin de journée.

Vers 12H00, la police avait interpellé cet homme dont le comportement "étrange" avait été signalé par une voyageuse aux militaires en patrouille dans le cadre de l'opération de surveillance Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015 en France.

N'opposant pas de résistance, cet homme d'une cinquantaine d'années a été placé en garde à vue pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime", selon le procureur, et refusait de s'exprimer en fin d'après-midi samedi.

La gare esr restée fermée entre 12H15 et 16H00 pour permettre à une équipe de déminage de procéder à des vérifications.