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L'expulsion d'un millier d'immigrés clandestins ou sous le coup d'une condamnation au Canada est bloquée par le refus des pays d'origine d'accepter ces ressortissants ou de leur délivrer des permis de voyager, a indiqué lundi le gouvernement canadien. A l'encontre d'accords bilatéraux ou de conventions internationales, "certains pays refusent de fournir les permis de voyager à leurs citoyens ou refusent carrément de les accueillir", a déploré Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

Ce responsable n'a pas souhaité citer les "pays récalcitrants" à accepter leurs ressortissants, en estimant que cela pourrait mettre en péril les efforts diplomatiques en cours pour tenter de les convaincre de changer de position.

Selon les données officielles de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), environ 15.000 personnes sont sous le coup d'une expulsion du Canada, soit 5.000 de moins qu'il y a quelques années.

Outre les demandeurs d'asile dont le dossier a été refusé, la liste comprend aussi des étrangers avec un casier judiciaire dans leur pays d'origine ou au Canada, ainsi que des individus présentant une menace pour la sécurité nationale, selon les autorités.

Le rythme annuel des expulsions effectives a également baissé de 19.000 individus en 2012 à 7.300 l'an dernier.

Parmi les quelque 15.000 personnes frappées d'un avis d'expulsion au Canada, les plus nombreux sont des ressortissants chinois, indiens, américains, nigérians, haïtiens, pakistanais, mexicains ou somaliens.