International Dans cette vidéo surprenante, qui a fait le tour de la toile, un avocat crie sur des employés hispaniques dans un restaurant à Manhattan alors qu'ils discutaient tranquillement avec des clients en espagnol.

La scène hallucinante s'est déroulée dans le restaurant Fresh Kitchen situé à New-York. Les images montrent un homme, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon gris, réprimandant un employé du restaurant parce que le personnel parlait espagnol.

"Votre équipe est en train de parler espagnol aux clients alors qu'ils devraient parler anglais", fustige le jeune homme à un employé dans la vidéo avant de lancer : "This is America !"

Agé de 42 ans, Aaron Schlossberg est avocat à New York. Il est également républicain et selon plusieurs sources américaines, son cabinet d'avocats aurait financé la campagne présidentielle de Donald Trump. Depuis son entrée en fonction, le président a durci le ton concernant la politique d'accueil des réfugiés.

"Ils ont les couilles de venir ici et de vivre de mon argent? Je paie pour leur bien-être et le fait qu'ils vivent ici. Le moins qu'ils puissent faire, c'est parler anglais!", réclame-t-il devant l'ensemble des clients et des employés du restaurant.

Un des employés Edward Suazo a répliqué sur un post Facebook: "On ne s'adressait pas à vous !" avant d'ajouter qu'il a tout à fait le droit de parler sa langue maternelle.

Les critiques et plaintes déferlent

Le cabinet d'avocats Schlossberg a depuis été inondé de critiques négatives en ligne, ainsi que des appels pour qu'il soit radié. Jeudi, la société qui louait les bureaux à son cabinet d'avocats a rompu le contrat qui le liait à l'avocat.

Le même jour, le représentant politique Adriano Espaillat et le président du Bronx Borough, Ruben Diaz Jr., tous deux démocrates, ont déposé plainte devant le tribunal de New York contre Aaron Schlossberg.

"Ce qui a été vu dans l'affreuse vidéo de M. Schlossberg, qui est depuis devenue virale, est une attaque humiliante et insultante sur plus de 50 ans de progrès que cette nation a faits depuis le mouvement des droits civiques", ont communiqué les deux hommes.

"L'audace d'agresser verbalement des passants et des clients innocents dans un lieu commercial public est une violation de notre société civile", écrit Espaillat et Diaz. "Nous avons regardé la vidéo d'Aaron et nous étions dégoûtés."