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Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders a dénoncé vendredi de nouvelles menaces de mort à son encontre, après la publication par la presse néerlandaise de déclarations d'un prédicateur musulman radical australien appelant à sa "décapitation".

"C'est vraiment une nouvelle terrible et une menace très sérieuse hélas", a déclaré, interrogé par l'AFP, M. Wilders, sous protection policière permanente depuis 2004 en raison de menaces de mort.

"Je vais demander au ministère néerlandais de la Justice pourquoi les services de renseignement et de contre-terrorisme ne m'ont pas informé plus tôt et quelles conséquences cela va avoir pour moi", a-t-il indiqué dans un courrier électronique.

Le prédicateur radical australien Fayez Mohammed a appelé sur l'internet à "décapiter" M. Wilders, qu'il qualifie de "sale politicien" qui "dénigre l'islam"', a rapporté vendredi le quotidien populaire néerlandais De Telegraaf.

"Les informations qui sont sorties vont être incluses dans l'analyse des menaces à l'encontre de M. Wilders", a indiqué à l'AFP Judith Sluiter, une porte-parole du coordonnateur national contre le terrorisme.

"Nous avons eu des contacts avec M. Wilders hier soir, nous sommes en contact permanent", a-t-elle souligné, précisant que le député néerlandais était l'homme politique le plus protégé des Pays-Bas.

M. Wilders, 46 ans, à la tête du Parti pour la liberté (PVV) arrivé troisième lors des élections législatives le 9 juin aux Pays-Bas, affirme mener une "croisade contre l'islamisation des Pays-Bas".

Il doit être jugé en octobre pour incitation à la haine et à la discrimination.