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44 civils ont été tués dans des raids aériens contre l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, où le régime mène une offensive pour reprendre cette zone aux portes de Damas, a indiqué une ONG lundi. Les frappes aériennes ont visé depuis dimanche tard le soir plusieurs localités de la Ghouta orientale, faisant 29 morts, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dix civils ont été tués dans le largage de barils d'explosifs dans la localité de Hammouriyé, et neuf dont quatre enfants dans les bombardements sur Jisrine, a-t-il précisé. Dix autres ont péri ailleurs dans l'enclave rebelle, a ajouté l'ONG qui dispose d'un vaste réseau de sources à travers la Syrie en guerre.

Depuis le 18 février et le lancement d'une campagne aérienne intense suivie d'une offensive terrestre contre l'enclave rebelle, 724 civils, dont 170 enfants, sont morts, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Lundi, comme les précédents jours, les bombardements ont eu lieu avant le début d'une trêve quotidienne de cinq heures, une initiative russe partiellement respectée.

Le régime, qui chercher à reconquérir l'enclave rebelle assiégée depuis 2013, a déjà repris un tiers de cette zone, selon l'OSDH.


Un premier convoi d'aide entre dans le fief rebelle de la Ghouta

Un convoi d'aide est entré lundi dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, pour la première fois depuis le début d'une offensive meurtrière du régime contre ce bastion insurgé en proie à un drame humanitaire.

Un convoi comprenant une quarantaine de camions chargés d'aide médicale et de nourriture pour quelque 27.500 personnes est tout de même parvenu à entrer dans l'enclave, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

L'agence onusienne a toutefois précisé n'avoir "pas été autorisée à charger de nombreuses aides médicales vitales". "Par conséquent, trois des 46 camions qui sont envoyés (...) aujourd'hui sont quasi-vides", a souligné une responsable d'Ocha à Damas, Linda Tom.

Le convoi, composé de camions marqués du sigle du Croissant rouge syrien ou du Comité international de la Croix rouge (CICR), a quitté en matinée la périphérie de Damas avant de franchir le dernier barrage de contrôle des forces du régime, qui barre l'accès à l'enclave rebelle, a constaté un correspondant de l'AFP.

Il s'agit du premier à parvenir aux habitants depuis que le régime a lancé le 18 février sa campagne aérienne, d'une rare violence, même à l'échelle d'un pays ravagé depuis 2011 par une guerre ayant fait plus de 340.000 morts.


"Les forces du régime syrien contrôlent désormais 33%" de la Ghouta orientale

Les forces du régime syrien contrôlent désormais un tiers du fief rebelle dans la Ghouta orientale, où une offensive terrestre est en cours pour reprendre aux insurgés leur dernier bastion aux portes de la capitale Damas, a annoncé lundi une ONG. "Elles ont pris de nouvelles terres agricoles et la progression continue, depuis l'est", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), précisant que les forces du régime sont désormais à deux kilomètres de Douma, la grande ville de la Ghouta.

"Les forces du régime contrôlent désormais 33%, soit un tiers" de l'enclave rebelle, grande d'une centaine de kilomètres carrés, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

"Elles progressent rapidement car les opérations se déroulent principalement dans des zones agricoles", a souligné M. Abdel Rahmane.

Appuyé par l'allié russe, le régime de Bachar al-Assad n'a jamais caché sa détermination à reconquérir le fief rebelle, où les 400.0000 habitants, qui vivent terrés dans des sous-sol pour échapper au pilonnage du régime, subissent au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments.

"L'opération doit se poursuivre", a d'ailleurs asséné dimanche Bachar al-Assad. Ses forces contrôlent l'est et le sud-est de l'enclave.

Les combats se poursuivent malgré une trêve quotidienne de cinq heures, une initiative de la Russie observée depuis près d'une semaine dans la Ghouta orientale, devenue un "enfer sur terre" selon les mots du chef de l'ONU.

Lundi, les habitants de l'enclave rebelle doivent recevoir un convoi de "46 camions transportant des aides médicales et de la nourriture pour 27.500 personnes", a annoncé l'ONU.

© afp