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Édouard Philippe a assuré dimanche avoir entendu "la colère" mais aussi "la souffrance" exprimée samedi par les "gilets jaunes", mais "le cap est bon" et "nous allons le tenir", a-t-il déclaré à France 2.

"La liberté de manifester est garantie mais ce n'est pas l'anarchie", a aussi réagi le Premier ministre après une journée de mobilisation qui a rassemblé près de 290.000 personnes contre la hausse des taxes sur les carburants.

"La sécurité a été une constante de notre attitude", a-t-il affirmé, condamnant le "comportement indécent" de "ceux qui ont utilisé" politiquement "le décès dramatique de cette manifestante en Savoie".

Dans les rassemblements, "on a entendu de la colère mais on a aussi entendu de la souffrance, l'absence de perspectives, l'idée que les pouvoirs publics depuis longtmps ne répondaient pas aux inquiétudes et au sentiment de déclassement, d'abandon ressenti par une partie de la population", a estimé le chef du gouvernement qui ne s'était pas exprimé jusqu'alors sur cette mobilisation inédite.

"Nous essayons d'y répondre (...) Emmanuel Macron a fixé un cap qui d'ailleurs recoupe assez largement un certain nombre de choses exprimées hier", dont "le ras-le-bol fiscal exprimé", a affirmé Édouard Philippe.

Selon lui, "un des engagements qui a été pris et qui sera tenu par ce gouvernement c'est de faire en sorte qu'à la fin du quinquennat, et dès cette année, le niveau d'impôts et de taxes diminue".

"Le cap que nous avons fixé, il est bon et nous allons le tenir", a-t-il lancé, concédant qu'"on peut sans doute à la fois beaucoup mieux expliquer et beaucoup mieux accompagner".

"La trajectoire carbone que nous avons fixée, nous allons la tenir. Nous voulons simplement faire en sorte que la fiscalité pèse plus sur le carbone et la pollution que sur le travail, c'est indispensable si on veut garantir la prospérité française", a expliqué le Premier ministre.