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Après une campagne sans saveur et une victoire sans éclat, la coalition sortante est reconduite, sans surprise. Le parti de gauche radicale Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras renoue son alliance avec les Grecs indépendants (Anel, droite nationaliste) de Panos Kammenos. Les deux partis n’ont pas plus en commun qu’en janvier, hors leur opposition viscérale à l’austérité.

La feuille de route de cette austérité a néanmoins été inscrite par l’Union européenne et le Fonds monétaire international dans le mémorandum qui accompagne le troisième plan d’aide financière. Et les créanciers publics de la Grèce ne lâcheront, au fur et à mesure, les 86 milliards de prêts accordés sur trois ans qu’en échange d’évaluations précises sur l’avancée des réformes et le respect des objectifs budgétaires par Athènes. Cette liste des réformes exigées touche tous les pans de l’économie grecque, même les plus immédiats de la vie quotidienne. Cela va du prix du lait à la date de l’ouverture des soldes, en passant par le travail autorisé ou pas, le dimanche, le montant des salaires dans les secteurs privé et public, et les dédommagements en cas de licenciement. Sans oublier la vente de médicaments dans les supermarchés, la libéralisation des métiers réputés fermés et les privatisations. De plus, dès la fin d’octobre, une série de taxes et d’impôts va s’abattre sur les Grecs, couplés à des baisses dans les retraites complémentaires.

A cette aune, les détracteurs de Tsipras estiment qu’il a organisé les élections anticipées en septembre pour ne pas devoir les affronter en pleine application de mesures d’austérité.

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